Les actes du Colloque Forêt, archéologie et environnement

qui s’est tenu au Campus de l’Office National des Forêts, à Velaine-en-Haye du 14 au 16 décembre 2004
Publié le 15 janvier 2008, mise à jour le 24 novembre 2008
par Henri-Georges NATON

Les forêts actuelles ont été marquées par la succession de multiples activités humaines au cours du temps : prélèvements de bois, charbonnières, carrières, habitats, activités industrielles… La mise en valeur agricole est partout présente, du simple pâturage en forêt jusqu’au défrichement et à la mise en culture.

Les actes sont intégralement proposés sur le site de l’INRA de Nancy ici


Voir en ligne : Le site du Colloque

Au cours des deux derniers siècles, les forêts françaises ont doublé de surface. Ainsi, la moitié des forêts actuelles n’étaient pas boisées au début du XIXème siècle. Nos connaissances sur l’état des forêts à des époques plus reculées sont très parcellaires. Des découvertes récentes indiquent qu’à l’époque gallo-romaine, de vastes forêts actuelles que l’on considérait encore récemment comme anciennes, étaient largement déboisées et cultivées. Plus en arrière, notre connaissance de la répartition et de l’état des forêts est imprécise..

La forêt, par la relative lenteur des cycles sylvicoles, par le faible niveau d’impact des activités forestières actuelles, permet souvent une conservation exceptionnelle de ces traces d’activités antiques. Deux conséquences en découlent. D’une part, on peut espérer en milieu forestier parvenir à une meilleure reconstruction des pratiques humaines anciennes. D’autre part, le fonctionnement actuel des écosystèmes forestiers (chimie des sols, biodiversité, productivité, état de santé des forêts…) dépend fortement de ces pratiques. Pour le gestionnaire, ces vestiges n’ont donc pas qu’un intérêt patrimonial ; leur connaissance peut aider à mieux gérer la forêt.


calle
calle
calle